Nelson Mandela n'est plus...
L'occasion de rendre hommage à un être humain exceptionnel.
L'occasion également d'évoquer plusieurs souvenirs personnels.
Dans les années 1975, en France, le mouvement anti-apartheid prônait le boycott des produits alimentaires provenant d'Afrique du Sud, notamment les oranges Outspan.
Ma sœur, jeune adulte, relayait autour d'elle les consignes de refuser de consommer ces produits. Si l'impact économique était faible, sans doute la pression politique dans l'opinion internationale était assez forte. Je devais avoir 12 ou 13 ans à cette époque, et je me souviens de son militantisme. Et je me souviens comme cela m'a imprégné. L'impact émotionnel que sa fougue sur le sujet a laissé comme trace est encore présent, et je me suis toujours, depuis, intéressé à ce pays.
Nelson Mandela n'était pas encore très connu à cette époque, à l'extérieur de son pays. Mais il était le premier à s'être élevé contre cette ségrégation.
Plus tard, un artiste sud-africain du nom de Johnny Clegg se fit connaître en Europe, comme le « Zoulou Blanc ». Il fut le chantre de la douleur du peuple noir, et demandait la libération de Mandela, et la fin de l'apartheid.
Un soir d'été, je partais assister à un concert de Johnny Clegg, qui était devenu une icône. Làs, le concert fût annulé pour cause d'intempérie ! Mais ce jour-là, je connus celle qui est devenue ma femme !
Je peux donc dire que ma vie fut transformée grâce à Johnny Clegg, et grâce à l'intérêt que je portais à son combat. Je fais donc un lien direct avec Nelson Mandela.
On voit partout aujourd'hui des personnes témoignant de l'impact qu'a eu Mandela sur leur vie.
Je peux dire aussi qu'à travers mon histoire, Mandela est vivant...
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