Hypnoblog de Jean-Luc ROQUET
Qu’entendons-nous par La ?
Nous sommes des êtres sensoriels. Parmi nos sens, il y a l’audition. C’est le seul que nous ne pouvons pas occulter. Nous entendons en permanence, même si nous ne nous en rendons pas compte.
Par le titre, je donne le La, mais j’entends « là », bien sûr ! Comme le disait le Le Sar Rabindranath Duval, « oh par-là, j’entends pas grand-chose ! ».
Le silence absolu n’existe pas. Le seul endroit où il est approchable est une chambre anéchoïque (dite chambre sourde), lieu d’expérimentation scientifique, qui absorbe 99,9% du son. Mais, même dans un tel endroit, ce quasi-silence n’est possible qu’à la seule condition que personne ne s’y trouve, puisqu’un être vivant génère ses propres sons internes. Ce qui revient à dire que personne n’a jamais pu écouter le silence, de manière absolue. Et les scientifiques s’accordent (normal, pour le La !) à dire que cela même nous rendrait fous, car nous perdrions nos repères sensoriels.
Vous avez sans doute tous déjà fait cette expérience, lorsque dans notre maison, en pleine journée, il y a une panne d’électricité, que tous les sons habituels cessent d’un seul coup, tout d’abord, nous ne remarquons rien, puis nous prenons conscience du silence qui s’est installé. Nous pouvons mesurer alors (et seulement dans ces moments-là) à quel point notre environnement sonore quotidien est bruyant.
Nous entendons donc en permanence, à double titre, puisque nous ne pouvons occulter notre audition, et que le silence n’existe pas. Nous sommes donc forcément influencés par les sons, même si nous ne les écoutons pas.
Ces sons perçus à notre insu (dites-vous cette phrase en silence, et écoutez !), même les sons que notre pensée produit, nous bercent (le ronronnement du chat), ou nous agacent (le bruit de la roulette du dentiste !).
Et que dire des bruits entendus à la télé, à la radio, dans la rue, dans les magasins. Le son est omniprésent, partout, tout le temps. Les marchands, les publicitaires le savent bien, ils en usent et en abusent. En associant des sons aux images qu’ils nous donnent à voir, ils créent en nous des ancrages (associations sensorielles entre des éléments qui n’ont à priori pas de rapport entre eux). Lorsque nous reverrons l’image, nous nous souviendrons de la musique ou du texte. Lorsque nous entendrons la musique, nous reverrons l’image, et serons alors plus enclin à acheter le produit en question. Qui ne connait pas un enfant chantant par cœur la musique et les paroles d’une publicité ? Qui ne s’est jamais entendu dire : « Si tu apprenais tes leçons aussi facilement !... ».
Savoir cela est déjà une façon de se libérer de cette influence. La bonne nouvelle, c’est que si des publicitaires peuvent nous manipuler de cette manière, c’est que nous avons une capacité innée à être influencés. Et quitte à l’être, autant que nous le fassions nous-même !
Oui, nous pouvons nous influencer nous-mêmes, pour aller dans le sens de ce que nous décidons, de ce que nous voulons… C’est la force de l’esprit humain.
/image%2F0464951%2F201302%2Fob_8543a5_avis-apres-le-stage-d-auto-hypnose-un-chemin-vers.jpg)